"En ouvrant le monde politique aux femmes, les lois sur la parité ont limité l’espace du « dicible »,. Dans les assemblées paritaires, il y a beaucoup moins de propos sexistes car il y a un phénomène d’autocensure : les hommes se lâchent moins. En revanche, il reste une violence plus douce, plus insidieuse, dont l’auteur n’a pas forcément conscience : des attitudes paternalistes, un regard un peu apitoyé, le sentiment que les femmes n’ont pas les épaules assez larges pour supporter les affres du combat politique. C’est une façon d’affirmer, en creux, que la politique est un métier d’homme. "

Delphine Dulong, politiste à Paris I, Le Monde, 9 mars 2013.

Pour en savoir plus :

Voir en ligne http://www.univ-paris1.fr/centres-d...

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